quand reviendras-tu? sans toi je ne suis rien..je suis le mirage je suis la perte je suis la "non mort",la "non vie"..aucune larme aucune peine une plume au gré du vent sur une embarcation sans voiles du verre brisé dont les éclats se sont éparpillés un oiseau accablé que son ciel a quitté un poète dont les écrits se sont embrouillés et dans le cœur duquel est morte l'inventivité
je te vois un rêve inaccessible je te vois une réalité fictive je te vois arbres sans ombres ô goutte de rosée qui sur mon front perle sauras-tu m'irriguer?..sauras-tu apaiser ma soif..
je sais que je mourrai assoiffé avec un cœur brisé..par les flammes consumé et si je vis,prisonnier de mes ruines,je vivrai avec au fond de moi un mal sous le poids duquel fléchiraient les montagnes
ma bien aimée.. que mon sourire ne te dupe pas c'est un sourire sur les lèvres de la mort d'un homme qui, parce qu'il a voulu la vie et a défié l'impensable, s'est, par sa terre, fait oppresser et par son ciel, rejeter et qui a goûté l'amertume assassine du meurtre d'un cœur.. entre imagination et chimères
"n'entre pas!.." et tu m'as barré l'entrée avec tes bras et tu as prétendu.. avoir des amis avec toi est ce vraiment des amis que tu as là ? ou une femme que tu as chez toi et qui après moi..occupe tes bras? et tu as crié me bousculant: "arrête!.." et le vent mordillait mon manteau et l'humiliation drapait ma situation ne t'excuse pas ô lâche..ne dis pas:"désolé" pour toi, moi je ne suis pas désolée je ne le suis que pour mon cœur fidèle que tu as méconnu
**** dis-moi..qu'est ce que cela t'aurait coûté ignoble que tu es.. de m'informer que pour toi je n'existais plus? tout ce que tu m'as chuchoté durant le temps où tu m'aimais.. que je suis..que.. ..que notre nid sera le cocon d'un papillon et que mon lendemain celui d'un iris en plein épanouissement.. tu as tout abjuré.. tout comme que tu m'as reniée..
***** ne t'excuse pas.. la culpabilité foisonne en tes sourcils les traces de son rouge à lèvres sur tes joues,ta traitrise, crient et ta cravate dénouée dénonce qui tu as.. et avec qui tu es.. ô toi par qui je jurais toi qui m'as indignée qui de sur tes épaules telle une mouche, m'as chassée et une autre chez toi as invité tu m'as humiliée .. alors que,de tes yeux,la lueur j'étais..
**** je la vois.. oui je la vois..auprès de la cheminée je la vois,qui a pris place,là bas,.. dans mon coin.. sur le même fauteuil qui un jour était mien et je te vois.. je te vois lui offrir.. une main glacée.. la même main que tu m'as un jour tendue..
**** tu lui répéteras les histoires que tu m'as faites écouter.. et tu lui raconteras tout ce que tu m'as raconté.. et tu lèveras ce verre que tu m'as fait endurer ce verre avec lequel tu m'as empoisonnée.. et si elle revient, son tendre rendez-vous, renouer tu prétendras que des amis,chez toi, sont venus et tu lui feras perdre son éclat de joie tout comme tu m'as fait perdre moi
alors que tout près, tout près de moi tu es mon cœur,de toi, se languit et j'ai soif, du parfum, du soleil,de tes lèvres et lorsque tu t'absentes, dans mes larmes, se noie mon cœur s'en va,mon aube se perd ma vie.. et dans mes yeux,lierres et fleurs,se fanent et pleurent les oiseaux et les fontaines
ce crépuscule et son rougeoiement inspiré de la lumière de tes joues, me fait part, dans le silence de tes yeux, et ton beau regard langoureux que de notre quartier tu vas t'en aller
tu vas t'en aller.. mais..un parfum quitte-t-il ses fleurs? une branche fuit-elle son ombre? est-ce vrai que,comme s'en va le soleil de ce soir, tu t'apprêtes,toi aussi, au départ?
alors que dans mon embrasement et ma triste mélodie se meurt ma joie, se lamentent mes blessures.. en tout lieu, dans le quartier mes larmes je sèmerai, mon cœur je presserai, alors que tu t'en vas..
alors que tu seras loin...bien loin à qui je chanterai..
ô déesse de mon art, ô mon âme.. à qui je chanterai..
je te bourre d'amour nuit et jour et je jette à tes pieds des corbeilles de fruits et de jasmin et je te raconte des paroles sur la passion qui ne sont jamais advenues,dans les livres des premiers qui n'ont jamais été dans ceux des derniers voyons donc!,de quoi te plains-tu?
je déverse mon sang sur tes genoux et toi tu fixes les lignes des carreaux et je saigne, à la tombée de la nuit, un poème et au lever du jour, un poème et toi,comme toute les femmes paresseuses,tu attends la tendresse et tu ne connais même pas la sensation de tendresse!
je te bombarde d'éclairs,de tonnerre, et de vagues et toi tu vis sur une autre planète: ni tu t'enflammes, ni tu refroidis, ni tu ris ,ni tu t'attristes!! tu ne mordilles pas le cordonnet, tu n'enfonces pas tes ongles dans ma chair, tu ne manges pas le verre des miroirs, et tu ne sues même pas! comment donc,crierais-tu devant les tempêtes!
j'arrose,de mon sang vermeille,ton corps de pleinement satisfaite, et je descends, comme les oiseaux, sur tes hauts reliefs, et je hurle, comme les fous, entre la ville et la campagne et toi,tu es là devant moi,comme une statue de cire tu n'es ni sobre, ni ivre, ni vêtue de l'herbe du printemps, ni même dévêtue!
j'épuise les secondes de ma vie pour éveiller en toi ta féminité endormie mais toi,comme toute comtesse du temps de la reine Victoria tu vis tes jours vides en dehors de la misère, et des miséreux et tu attends le petit déjeuner qui te viendra, à 10 heures! et tu attends mon arrivée, pour que je porte le verre de lait à tes lèvres, à 10 heures! et tu attends que je fasse mon entrée, pour couvrir tes mains de baisers à 10 heures! qui donc serais-tu,au temps des laborieux, ô femme oisive? et en quelle époque donc vis-tu?!
je te cherche dans tous les coins.. je cherche sur le lit.. sous le lit.. et entre les miroirs, et derrière les miroirs mais je ne vois personne d'autre que moi, dans la chambre de l'amour! et ne s'entrechoquent que mes lèvres! et ne s'étreignent que mes mains!
je hèle un corps qui a perdu la mémoire, un poisson qui se baignait dans la rive des hanches, et je sais, que tu ne connais pas les traits de mon visage et je sais, que tu ne m'entends pas appeler.. tout peigne, toute épingle à cheveux, tout caftan de coton, tout bonnet à cheveux, toute boucle d'oreille, au passionnant tintement!
j'appelle une femme de bronze, une lèvre où est morte la flamme j'appelle un sein qui ne prodigue pas de lait je t'appelle.. et tu es devant moi! et je creuse.. je creuse, sur le blanc du marbre, et personne ne répond!
j'ai fabriqué pour toi..sept langues, j'ai crée ta taille,des vibrations du violon et des larmes de la mandoline, et j'ai descendu sur toi,comme les prophètes,mes paroles des paroles évidentes, je suis désolé de te le dire: mais.. tu ne lis pas et tu n' écris pas
une "chatte",.. je la déteste.. et je désire,l'avoir! et j'aime,ma haine pour elle
j'aime.. j'aime ce reproche, dans son œil et cette fausseté quand elle déforme ce qu'elle dit j'entrevois le mensonge dans sa bouche qui y tournoie, étendant son ombre..
un œil,.. un œil,comme celui du loup,hypocrite, où virevoltent les mensonges de l' amour sa nymphomanie a éteint en elle,la jugeote et Satan,dans son regard, a élu domicile,
je doute,.. je doute de.. mon doute, si elle arrive pleurant, expliquant son humiliation.. et, si j'ai pitié d'elle, elle fait la fière.. et s'en va riante,trainant sa queue
si elle m'enlace, elle me brise les côtes, et, déverse sa hargne dans ma bouche!
mon aversion l'aime et combien de fois j'ai souhaité, en l' étreignant,la tuer!